archives 2008 à 2013

mardi 1 octobre 2013

Mot d'ordre pour le mois d'Octobre 2013

 « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » Luc 15.6
Qui retrouve qui ?
 
« Dans les deux paraboles de la brebis et de la pièce perdue (Luc 15.3-10), ce n’est pas la brebis qui doit retrouver le berger, ni la pièce qui doit retrouver la femme. Ni le berger ni la femme n’étaient perdus.
De même, Dieu n’est pas perdu, et ainsi ce n’est pas à nous de le retrouver.
C’est nous qui sommes perdus et c’est Dieu qui nous retrouve. Nous ne pouvons pas nous vanter en disant, ‘J’ai trouvé le Seigneur !’ Au contraire, nous pouvons nous réjouir de ce que Dieu nous a retrouvés. Dieu n’a pas besoin d’une transformation. C’est nous qui en avons besoin. La Bible ne nous indique pas comment réconcilier Dieu avec nous. Dieu n’a pas besoin de se réconcilier avec l’humanité. Nous avons besoin d’être réconciliés avec lui ! La préoccupation gracieuse de Dieu est de nous réconcilier avec lui. Il a accompli cela par la vie, par la mort, l’ensevelissement et la résurrection de son fils.
Gloire à Dieu, nous les perdus avons été retrouvés par Dieu ! Cela implique que nous devons demeurer dans la présence du bon berger, écouter ses paroles de grâce et de pardon, et puis le suivre où qu’il puisse nous conduire au cours de notre vie. »

(Harry Wendt, dans le bulletin de septembre 2013 de Crossways International.)

jeudi 15 novembre 2012

Mot d'ordre pour Novembre et Décembre 2012

« Ce que je vous dis, je le dis à tous : Restez vigilants. » Marc 13.37

Voilà la dernière parole de lʼEvangile de Marc que nous entendrons cette année liturgique. 
Cʼest un appel à veiller sur notre foi. Cʼest parce que, comme Jésus lʼexplique, il y aura des évènements qui pourront nous faire trébucher et des personnes qui chercheront à nous tromper. Bref, nous pouvons perdre notre foi et notre espérance en Jésus. Il est donc nécessaire de rester vigilant.
Souvent le dernier mot quʼon nous dit est un avertissement. Une mère dit à ses enfants qui partent pour lʼécole, « Soyez sages ! » Un père prête la voiture à son fils en lui donnant la recommandation de ne pas rouler trop vite et surtout de ne pas boire. Ce n’est pas que le parent nʼa pas confiance en son enfant. Cʼest quʼil lʼaime et veut le protéger. Cʼest quʼil connait notre nature humaine, que nous sommes faibles et nous égarons facilement. Alors on donne un dernier appel à la vigilance.
Dieu fait de même. Il nous donne souvent des avertissements à la fin dʼun enseignement. Lʼapôtre Jean termine sa première épître par lʼexhortation, « Petits enfants, gardez-vous des idoles ! » Paul termine lʼépître aux Romains avec un avertissement : « Je vous en supplie, frères et soeurs, méfiez-vous de ceux qui provoquent des divisions et font trébucher les autres en s'opposant à l'enseignement que vous avez reçu. » Nos ancêtres dans la foi chrétienne ont reconnu lʼimportance de ces exhortations et avertissements. Ainsi en est-il pour lʼannée liturgique et nos cycles de lectures bibliques qui se terminent en appuyant sur la vigilance à tout ce qui peut nuire à la foi. Cʼest le dernier mot pour lʼannée !
Cʼest alors que vigilants et conscients du retour du Christ, le Sauveur de ceux qui veillent, nous achevons un cycle du calendrier et avançons à la saison de lʼAvent et le début dʼune nouvelle année.
Que Dieu nous fortifie tous pour rester vigilants !

mardi 2 octobre 2012

Mot d'ordre du mois d'Octobre 2012


Eduque l'enfant d'après la voie qu'il doit suivre! Même quand il sera vieux, il ne s'en écartera pas. Proverbes 22.6
Voici un court article traduit du dernier numéro du magazine CREATION :
La Criminalité de la Jeunesse : Perpétrée par les Ados Amoraux
« Des chercheurs de l’université de Cambridge interrogèrent des adolescents sur leurs attitudes à l’égard du non-respect de la loi et sur les crimes qu’ils avaient commis (ayant vérifié leurs réponses aux archives de la police). Cette recherche fournit un important regard sur les émeutes en Grande Bretagne l’année dernière—pourquoi certains jeunes firent un saccage criminel et les autres pas.
« L’étude trouva que les adolescents qui avaient évité les actes criminels l’avaient fait non pas par peur des conséquences ou par manque d’occasion, mais parce qu’ils l’avaient jugé mal. Au contraire, ceux qui n’avaient que peu de notion du bien et du mal avaient été les auteurs de la plupart de la criminalité de la jeunesse. L’absence d’une notion de la moralité fut l’élément le plus important chez les adolescents criminels.
« Le professeur qui dirigea l’étude, Per-Olaf Wikström, remarqua, “La notion que l’occasion fait le voleur—que les jeunes commettraient inévitablement des crimes dans certaines situations—est contraire à nos résultats.”
« Les universitaires par le monde ont reçu la recherche comme “révolutionnaire” et une “découverte capitale” à l’égard de la criminalité de la jeunesse. Un universitaire américain la qualifia “parmi les œuvres principales de la criminologie depuis des décennies.” »
On pourrait écrire tout un livre en commentaire—et sans doute  l’a t-on fait ! Mais tout simplement, voici une bonne raison de faire apprendre à nos enfants, à nos jeunes, à nous tous, la Parole de Dieu. Car elle est la vérité qui nous inculque la bonne notion du bien et du mal qui à son tour règle notre conduite. Ce n’est pas l’occasion qui nous fait faire du mal mais le péché au fond de notre être comme Jésus l’a bien dit : « C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l'intérieur, c'est du coeur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. » Mc 7.20-22.
Ceci peut paraitre tout neuf au monde, mais le peuple de Dieu sais que cela date de la chute de l’homme. Dieu a dit à Caïn, fils d’Adam et Eve, « Pourquoi es-tu irrité et pourquoi arbores-tu un air sombre ? Certainement, si tu agis bien, tu te relèveras. Si en revanche tu agis mal, le péché est couché à la porte et ses désirs se portent vers toi, mais c'est à toi de dominer sur lui. » Gn 4.6-7.
Ne lâchons donc pas notre étude de la Bible !

mardi 10 juillet 2012

Mot d'Ordre du mois de Juillet 2012


« Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis. » (1 Co 15.10)
Qui suis-je ? Que suis-je ? Il y a des moments dans la vie où on est amené, plus qu’à d’autres, à se poser cette question. Ainsi, par ex. au départ à la retraite. Que serai-je ? Un croyant qui a passé 40 années de sa vie appelé par Dieu dans le ministère pastoral.
Et maintenant ? Un croyant, Dieu merci, toujours ! On m’appellera sans doute encore « pasteur », mais plus par respect pour le travail et l’expérience amoncelés (Hé 13.7), aussi à cause des services que je se-rai encore amené à rendre à l’Eglise pour épauler les pasteurs appelés, mais je n’aurai plus d’appel divin dans un ministère donné.
Certes, comme on attend de tout paroissien qu’il mette ses dons, connaissances, savoir-faire et talents au service du Seigneur et de son Eglise, on l’attend aussi d’un pasteur à la retraite, selon ses moyens.
Dieu nous a tous placés quelque part dans la vie, dans des situations précises, dans des fonctions, avec des responsabilités. Mais restons humbles. Si le grand apôtre Paul a écrit : « Par la grâce » – c’est-à-dire par une faveur imméritée – « je suis ce que je suis », celui dont on parlera et lira les écrits divinement inspirés jusqu’à la fin des temps, combien plus avons-nous toutes les raisons de remercier le Seigneur pour ce qu’il a fait de nous.
Et puis n’oublions jamais : ce que nous sommes de plus grand et de plus merveilleux, c’est « enfants de Dieu » et « citoyens des cieux » ! Tout le reste, même les plus grands honneurs de ce monde, ne sont rien comparés à la couronne de vie qui a été placée sur nos têtes « par la grâce de Dieu », parce qu’il a bien voulu oublier notre péché, ne pas nous en tenir rigueur, mais le pardonner à cause de son Fils !

jeudi 14 juin 2012

Mot d'Ordre du mois de Mai 2012


« Tout ce que Dieu a créé est bon ; rien n’est à rejeter,
mais il faut tout accueillir en remerciant Dieu. » (1 Tm 4.4)
Un jour mon père a pris des gens sur le vif en train de cueillir des pommes dans notre verger. Pas démontés, les délictueux lui on opposé que Dieu faisait pousser les fruits pour tout le monde.
Certes, c’est lui qui fait pousser les fruits, mais il a aussi donné des commandements, par exemple le 7ème qui protège la propriété, ou cette mise en garde : « Que celui qui ne veut pas travailler ne mange pas non plus ! » Or pour planter, tailler et soigner les arbres, ils ne venaient pas donner un coup de main à mon père.
Dieu n’est pas seulement le Créateur, il est aussi le Législateur. Et ce qu’il a créé, il s’attend à ce que nous le gérions et l’utilisions selon sa volonté. Certes, il ne faut rien rejeter de ce que Dieu a créé, mais j’essaye de m’imaginer la « tête » de Dieu en train de
recevoir des remerciements de quelqu’un qui a « accueilli » un bienfait par effraction et contre Sa volonté !
D’un autre côté, il ne faut pas non plus rajouter des interdits et des limitations là où le divin Créateur et Législateur n’en a pas mis. Avec notre passage Paul s’en est pris à ceux qui « interdisent de se marier et prescrivent de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés. »
Le tout, c’est d’user de ce que Dieu a créé (par ex. des relations sexuelles ou des fruits de la terre) « avec reconnaissance par ceux qui sont croyants et qui connaissent la vérité » (v. 3), aussi la vérité sur ce que Dieu dit à ce sujet.
Seigneur, apprends-nous à être reconnaissants pour tes bontés et respectueux de ta bonne et miséricordieuse volonté !

Mot d'Ordre du mois d'Avril 2012


« Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle. » (Mc 16.15)
Nous voici au mois d’avril. Le nom, d’origine latine, de ce mois vient du verbe aperire, ouvrir, découvrir, mettre au grand jour.
Cela va bien cette année, puisqu’en 2012 Pâques tombe en avril, Pâques, le mois du tombeau « ouvert », Pâques qui « met au grand jour » le triomphe de notre Seigneur sur le péché, la mort et l’enfer, Pâques, l’essence même
de « la Bonne Nouvelle »,
de l’Evangile du Christ.
Ce triomphe, Jésus l’a remporté pour tous les pécheurs, pour l’humanité entière. Aussi attend-t-il de ceux qui le savent, de ceux qui vivent dans cette foi, de ne pas le garder égoïstement pour eux seuls, mais de le « proclamer », de le proclamer entre eux pour se réjouir ensemble, pour le louer ensemble, pour se réconforter quand la vie les maltraite, mais de le faire aussi savoir à ceux
qui en doutent,
qui n’y croient pas ou pas encore,
ou qui n’en savent rien.
« Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler »(Rm 1014),
ou dont on leur a mal parlé ?
Aussi, après sa résurrection, Jésus nous dit-il, à nous qui avons été saisis, régénérés, éclairés par « la Bonne Nouvelle » de sa maîtrise de la vie et de la mort, d’« aller » au-devant du « monde », de chercher à le rencontrer, de chercher à nous faire entendre, en fait, de chercher à le faire connaître lui et tout ce qu’il a fait de « bon » pour eux.
Que de plus en plus de gens puissent trouver – avec nous – en Jésus-Christ mort et ressuscité pour eux le vrai sens à leur vie et à leur mort, la perspective d’éternité dans la communion avec le divin Ressuscité !

Mot d'Ordre du mois de Mars 2012


« Car le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa rançon pour beaucoup. » (Mc 10.45)
C’est là un résumé parfait de l’œuvre de notre Seigneur Jésus-Christ. Evidemment, parfait : c’est lui-même qui l’énonce ainsi.
De l’étable à la croix « il a pris forme de serviteur » (Ph 2.7), au point que rares sont ceux qui ont reconnu et adoré en lui leur Roi et Maître. D’ailleurs, déjà dans Esaïe le Messie était présenté comme « le Serviteur » de Dieu par excellence.
Et le service dans lequel Dieu l’a envoyé, ça a été de nous servir, nous. En ce temps de la Passion du Christ (les 5 semaines avant Pâques), nous nous souvenons plus particulièrement d’un service précis : il a pris nos péchés sur lui et les a expiés dans les souffrances de l’enfer à notre place. Il a « donné sa vie en rançon pour beaucoup », pour nous tous.
C’est là le service fondamental qu’il nous a rendu. Mais de ce service découlent bien d‘autres services qu’il nous rend.
Comme Prophète il nous fait annoncer et distribuer dans son Evangile tous les trésors de grâce qu’il nous a obtenus avec sa rançon auprès de Dieu.
Et comme Roi, il nous sert en nous gouvernant de manière à faire tout concourir à notre bien (Rm 8.28), à notre salut ultime et éternel.
Oui, en donnant sa vie en rançon pour nous il a fait ce qui était incontournable pour notre salut. Mais n’oublions pas de le remercier aussi pour les services qu’il continue à nous rendre depuis la droite du Père qui a tout remis entre ses mains !

mercredi 18 janvier 2012

Mot d'Ordre du mois de Février 2012

« Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais plutôt celui de l’autre. » (1 Co 10.23-24)

Le contexte montre que Paul ne dit pas que « tout est permis » en toute chose, observer les commandements ou les violer. Paul parle de l’attitude des croyants au contact des païens : Peut-on, doit-on s’adapter à eux ou s’en démarquer ? Comment se comporter avec les aliments qu’ils achetaient et qui, souvent, avaient été consacrés aux idoles.

1er principe : « Mangez de tout ce qui se vend au marché, […] car la terre avec tout ce qu’elle contient appartient au Seigneur. » (v. 25).

Mais si celui qui vous invite précise « que c’est de la viande offerte aux idoles, n’en mangez pas », non pas que vous n’en auriez pas le droit, mais à cause « de l’autre personne » qui croira que vous approuvez son idolâtrie (v. 27-29).

Il y a des choses que Dieu n’a ni prescrites ni interdites, des domaines où il nous laisse entière « liberté » (v. 29). Pourtant,

2ème principe : là aussi nous ne devons pas faire n’importe quoi, mais nous poser la question : Cela « édifie »-t-il l’autre ou cela l’éconduit-il dans l’erreur ? Cela est-il fait « pour la gloire de Dieu » ou pour mon seul avantage ? Cela est-il « utile » à l’autre ou cela choque-t-il (v. 31-33) ?

S’il est permis de faire 130 km/h sur l’autoroute, je ne vais pas le faire si l’état de la route est mauvais. Ce n’est pas parce que j’ai une connaissance plus grande de vérités compliquées de l’Ecriture que je vais adopter des attitudes, certes permises, mais que d’autres ne comprendraient pas et interpréteraient mal.

Mot d'Ordre du mois de Janvier 2012

« Enseigne-moi tes voies, Eternel,

et je marcherai dans ta vérité. » (Ps 86.11)

David décrit ici l’état d’esprit dans lequel nous nous approchons de Dieu là où sa Parole nous est annoncée. Certes, il y a d’autres dimensions à nos rencontres avec Dieu : l’humilité et la gratitude, la foi et l’espérance, l’envie de le louer et de l’adorer. Cela transparaît aussi dans ce psaume.

Mais pour marcher dans les voies de l’Eternel, il n’y a pas trente six chemins, il n’y a que celui de l’écoute de sa « vérité », et c’est « sa Parole » qui « est la vérité »(Jn 17.17).

Toutes les autres sources d’information peuvent, certes, nous enseigner un tas de choses sur différents domaines de la vie, mais elles ne peuvent pas nous « enseigner les voies de l’Eternel ».

Au cours de la nouvelle année de grâce, nous allons encore nous

Approcher de Dieu pour qu’il nous guide dans ses voies. Nous aurons encore besoin de sa « lumière sur notre sentier » (Ps 119.105), de ses promesses, de ses encouragements et de son réconfort pour persévérer à suivre son Fils, seul « Chemin, Vérité et Vie » (Jn 14.6), pour être« gardés par la foi pour le salut »(1 P 1.5).

Notre « vérité » d’enfants de Dieu nous est donnée en Jésus-Christ : il a fait de nous ses « cohéritiers »(Rm 8.17) et nous a placés sur le « chemin » auprès du Père.

Notre vie paroissiale est là pour nous affermir sur ce chemin, pour nous y faire progresser, pour nous faire aboutir au but.

Puisse le Seigneur nous accorder son Saint-Esprit et bénir ainsi nos cultes, études bibliques et autres moments d’instruction en communauté !

Mot d'Ordre du mois de Décembre 2011

« Pendant un court moment, je t’avais abandonnée,

mais c’est avec une grande compassion que je t’accueillerai »

(Es 54.7)

Par Esaïe, Dieu s’adresse au peuple d’Israël qui s’est détourné de lui. Il annonce le châtiment paternel (ce sera la destruction de Jérusalem et la déportation du peuple à Babylone). Quand l’amour des parents les pousse à sévir envers leurs enfants, c’est toujours parce qu’ils ont leur bien, leur bonheur en vue. Avec cette punition, Dieu voulait préparer leur cœur à entendre ses paroles de promesses et de réconfort : l’annonce du Messie sauveur.

Nous aussi, nous avons parfois l’impression que Dieu nous a « abandonnés ». Ce n’est qu’une impression, qu’une illusion, même si ce que nous vivons à ce moment peut être pénible, voire à la limite du supportable. Même cet apparent abandon n’est alors qu’un témoignage de sa « grande compassion ».

Nous allons entrer dans le Temps de l’Avent (les quatre semaines avant Noël), puis fêter avec éclat la commémoration de la naissance de notre Sauveur à Bethléhem.

Si nous pouvons vivre dans la certitude d’être « accueillis » par Dieu, c’est grâce à ce que Jésus est venu accomplir et subir sur terre à partir de sa conception dans la vierge Marie. C’est lui qui nous donne l’assurance d’être « accueillis » par Dieu à bras ouverts, non pas seulement en amis, mais en « enfants, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ » (Rm 8.17)

Quand nous fêtons Noël, la nativité de notre Sauveur, c’est notre salut que nous fêtons en même temps, notre « accueil » dans la famille de Dieu, « accueil » que nous devons exclusivement à la « grande compassion » de Dieu.

vendredi 28 octobre 2011

Mot d'Ordre du mois d'Octobre 2011

« L’homme serait-il juste devant Dieu ? » (Jb 4.17)

L’est-il seulement devant ses semblables ? Nous nous connaissons tous. Tenez ! je suis quelqu’un qui, sur la route, se fait coller et klaxonner y compris par les poids lourds, parce qu’il essaye de respecter les limitations de vitesse. Pourtant, ça fait trois fois que j’ai perdu un point en faisant moins de 5 km/h de trop. Des moments d’inattention. Aux yeux de la loi française je n’ai pas été juste.

En fait, nous défaillons continuellement dans nos rapports avec les autres. Ici un geste irréfléchi ou un comportement d’inattention, là un mot de trop ou … qui n’est pas arrivé. Ici une fougue qui a mis les autres dans l’embarras, là une lassitude, un manque d’envie qui en a vexé d’autres. Qui aurait le front de dire qu’il est parfait ?

Et nous serions « justes devant Dieu », devant le « Juste » qui

« sonde les cœurs et les reins » (Ps 7.10), qui n’évalue pas seulement notre comportement, mais aussi nos paroles, et même nos pensées et nos sentiments ?

La réponse n’est ni oui ni non,

ou plutôt, elle est : oui et non.

NON, SI nous voulons faire valoir nos propres mérites devant Dieu : alors nous sommes coupables de ne pas respecter à la perfection les exigences de sa sainte Loi et méritons la damnation.

OUI, nous sommes « justes devant Dieu » et en communion apaisée et heureuse avec lui,

SI nous nous réfugions avec foi auprès de son Fils qui a expié nos écarts de la Loi divine et a mené une vie sainte qui est portée au crédit de tous ceux qui croient en lui.

Merci, Seigneur Jésus. Amen.

vendredi 2 septembre 2011

vendredi 2 septembre 2011

Mot d'Ordre du mois de Juin 2011

« L’un, qui donne avec largesse, devient encore plus riche ; l’autre, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir. » (Pr 11.24)

Passage épineux à commenter, plus épineux encore à s’appliquer ? En tout cas une parole qui mérite que chacun s’examine à sa lumière. Evitons déjà un « excès » : réduire ce passage aux biens matériels.

Une expérience : L’année où, dans la Paroisse de Sion, nous avons eu les plus grandes dépenses pour rénover notre centre paroissial et acheter un orgue numérique, a aussi été l’année où nous avons donné le plus pour soutenir les paroisses subventionnées et autres œuvres du Synode.

Dans le Royaume de Dieu, les dons sont bénis par Dieu, l’amour de son Eglise est béni. L’entrain va au-delà du strict nécessaire et produit aussi du fruit pour les autres. L’engagement financier dans l’Eglise est une affaire de foi. 

Là aussi les œuvres sont le fruit de la foi, le comportement découle de la confiance et de l’amour qu’on a pour Dieu.

Si « l’amour de Christ nous presse » (2 Co 5.14), il nous poussera à dépasser les réactions égoïstes pour aller au-devant des autres par notre engagement dans la famille mais aussi dans la paroisse et l’Eglise.

Et nous deviendrons « encore plus riches », riches de voir lever la semence, riches de voir les autres nous être reconnaissants, riches « encore plus » que ce que nous sommes déjà du fait des bénédictions spirituelles et éternelles de notre Seigneur.

Que le Seigneur bénisse ce que nous « donnons avec largesse » et nous rende ainsi « encore plus riches » spirituellement ! 

Mot d'Ordre du mois de Mai 2011

« Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi,pour que vous débordiez d’espérance, par la puissance du Saint-Esprit ! » (Rm 15.13)

« La foi »« la paix »« la joie » et « l’espérance » ! Que pouvez-vous souhaiter de plus ?

Quand vous vivez dans « la foi » en votre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, que vous vous savez en sureté entre ses mains – percées pour vous sur la croix, étendues pour vous annoncer « la paix » le jour de Pâques – comment ne pas vous sentir en paix, sereins, dans la vie ? « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rm 8.31)

Si vous savez que Jésus a détourné de vous la colère et la damnation et vous a procuré de la part de Dieu le pardon, la vie et le salut, comment ne pas éprouvez une grande et profonde « joie » ?

Débarrassés de notre culpabilité, nous pouvons être soulagés, en « paix » et nous épanouir dans la vie, dans les différents champs dans lesquels Dieu nous a placés (couple, famille, amis, voisinage, paroisse, travail, etc.).

Débarrassés par Jésus de la peur de la mort et assurés par lui de « l’espérance » de la vie éternelle, nous pouvons empoigner la vie à pleines mains, nous réjouir de ce que Jésus a fait de nous et relever avec sérénité les défis de la vie. 

C’est quand nous manquons de « foi », de « paix », de « joie » et d’« espérance » que nous comprenons le mieux que Paul ne pouvait pas nous souhaiter mieux. Alors venons au contact du « Saint-Esprit » dans la Parole et les sacrements, et il nous remplira de sa « puissance » !

« Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, Je suis au milieu d’eux. » (Mt 18.20)

Que veut dire notre Seigneur quand il parle d’être assemblés « en son nom » ? – C’est l’être selon sa volonté, dans son esprit, selon son attente. Cela se fait particulièrement quand nous répondons à son invitation au culte pour l’y rencontrer et écouter sa Parole, participer à son Repas (la Cène) ou recevoir quelqu’un dans l’alliance de grâce du Baptême.

Mais nous nous rassemblons aussi « en son nom » pour traiter des affaires de son Eglise, pour vivre notre communauté fraternelle ou pour faire de l’évangélisation, pour prier les uns pour les autres ou pour rendre service. Nous sommes assemblés en son nom quand nous apportons le réconfort de l’Evangile à un malade, à un éprouvé ou à un mourant.

Qu’il est bon de savoir qu’il est alors « au milieu de nous » avec sa grâce et sa bénédiction ! Si seulement nous en étions toujours plus conscients ! Nous serions alors régulièrement plus nombreux. 

Jésus ne nous encourage pas ici à ne nous réunir qu’à « deux ou trois ». Au contraire : c’est quand la foule qui devrait être là est absente, quand la rareté des gens réunis « en son nom » pourrait nous décourager, que notre Seigneur nous rassure : 

s’il est présent quand des milliers de croyants se réunissent en son nom, il l’est aussi quand nous ne sommes que « deux ou trois ». Sa présence est liée à notre foi en lui, pas à notre nombre. Demandons-lui de nous rendre réguliers aux réunions et d’en attirer toujours davantage dans ses assemblées pour leur bénédiction !

Mot d'Ordre du mois de Juillet 2011

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Mt 6.21)

Des trésors, nous en avons un certain nombre, du moins je vous le souhaite. Tous n’ont pas la même importance, tous ne prennent pas la même place, tous ne jouent pas le même rôle dans notre vie.

Dieu nous confie des trésors tels que le conjoint, les enfants, le travail, les loisirs, la couverture sociale, la paix, l’ordre, etc. Il n’est pas interdit de les choyer. Et il est normal que notre cœur y soit attaché. Dieu n’a pas fait de nous des robots sans cœur ni âme. Il nous demande même d’aimer notre conjoint, nos enfants, notre prochain et de Le remercier pour tout ce qui fait partie du « pain de ce jour ».

Donc, n’ayons pas de sentiment de culpabilité à cet égard.

Mais là aussi Dieu veut être notre seul Dieu. Là aussi il a droit à la première place dans notre cœur. Luther a expliqué le 1er Commandement ainsi :« Nous devons craindre et aimer Dieu par-dessus tout et mettre en lui seul notre entière confiance. »

Notre grand Trésor, c’est Jésus-Christ avec ce qu’il nous a obtenu par son sacrifice : l’amour du Père, sa grâce, sa protection et sa bénédiction de tout instant, le salut éternel.

C’est là ce à quoi nous tenons le plus. Et ce Trésor divin n’est pas exclusif : il sanctifie les autres, il les englobe. Plus vous placerez Jésus-Christ et sa grâce au centre de votre vie, à la première place, et plus les autres trésors de la vie prendront de l’éclat.

Le contraire n’est pas vrai, ne l’oublions pas. Que le Seigneur prenne entièrement possession de notre cœur, pour notre bonheur !

Mot d'ordre du mois d'Avril


« Que Dieu illumine les yeux de votre cœur
pour que vous sachiez
quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, 

quelle est la richesse de son glorieux héritage au milieu des saints ! » (Ep 1.18)

Nous voici pour 40 jours dans le temps de Pâques : de la nuit de Pâques à l’Ascension.

S’il y a un temps qui nous « illumine », c’est bien celui de la résurrection glorieuse, de la victoire éclatante de notre Seigneur sur notre péché, notre mort et l’enfer !

Pâques est la plus grande fête de la chrétienté, la fête centrale de notre foi. Toute « la richesse » que les autres fêtes, depuis Noël, préparaient, Pâques la déverse sur nous !

Combien de gens passent à côté de ces richesses sans les voir, sans en voir leur caractère « glorieux » !

Et n’avons-nous pas nous-mêmes des passages à vide où nos « yeux » sont comme frappés de cécité ? Nous oublions, dans ces moments que Dieu nous a adressé un « appel », que la victoire pascale de son Fils nous assure une « espérance » sans pareille, celle « de son glorieux héritage au milieu des saints », au milieu de tous ceux qui auront reçu par la foi la sainteté du divin Ressuscité.

Il est vrai que nous ne pouvons pas encore voir cette scène qui se passera devant le trône de l’Agneau victorieux. Mais avec notre « cœur », avec notre foi et en « espérance », nous le pouvons.

Il faut, pour cela, laisser le Saint-Esprit nous « illuminer » par son Evangile de grâce et de vie. Alors ce qui est sombre et pénible dans notre quotidien s’éclaire, car grâce à « Jésus-Christ ressuscité » rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en J.-C., notre Seigneur » (Rm 8.34+39)

Mot d'ordre de Mars 2010


« Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ses amis. » 
(Jn 15.13)

Au premier abord, cette parole de notre Seigneur nous laisse quelque peu pantois. La réaction première, quand notre vie est en danger, n’est-ce pas : « Sauve qui peut ! » ? Même si c’est avec beaucoup de chagrin pour celui qui n’a pas pu…

Pourtant, à y regarder de plus près, l’attitude décrite par notre Seigneur existe plus que nous ne le pensons. Certes, rarement jusqu’à mourir pour« ceux qu’on aime » (autre traduction possible pour « amis »).

Aimer quelqu’un consiste à faire son possible pour servir son intérêt. « Donner sa vie pour », c’est « mettre sa vie au service de » l’autre.

N’est-ce pas ce que nous nous promettons dans le mariage ? N’est-ce pas aussi ce que les parents font pour leurs enfants ? Et n’est-ce pas également ce que nous faisons en nous engageant dans la paroisse, l’Eglise et la mission ?

Certes, nous ne donnons que des bribes (du temps, du bénévolat, du soutien en prière et en argent) de notre vie au conjoint, aux enfants et à l’avancement du Règne de Dieu. Mais c’est « pour ceux que nous aimons » (parmi lesquels se trouve en première place notre Seigneur !) et auxquels nous voulons rendre service.

Et puis, de temps en temps, on entend effectivement parler de gens qui sont morts en essayant de sauver quelqu’un.

Il est vrai que l’exemple parfait de ce don d’amour, c’est notre Seigneur. Aucun sacrifice – et chez lui c’est allé jusqu’à la mort, même les souffrances de l’enfer « pour ses amis » que nous avons le bonheur d’être – n’a apporté tant de bienfaits aux autres.

Merci, Seigneur, pour ton sacrifice !

Mot d'ordre de Février 2010

« Les pauvres ne manqueront pas dans le pays.
C’est pourquoi je t’ordonne, moi,
d’ouvrir sur ta terre généreusement la main
en faveur de ton frère, des pauvres et des indigents. »
 (Dt 15.11)

Le mot d’ordre pour février 2010 tombe à pic. Qui ne pense au peuple haïtien en lisant ces lignes ? La catastrophe sismique de ce pays fait l’essentiel de l’actualité depuis le 12 janvier.

Si, dans le langage courant « le pays » ne s’applique qu’à la région où on est né et où on vit, avec les médias modernes (radio, télévision, Internet), « le pays » de notre vécu s’est élargi même au-delà du pays nation : au monde entier. Moïse avait du mal à savoir ce qui se passait à 50 km – oh ! pardon pour cet anachronisme - à 50 milles. Aujourd’hui il est facile de savoir ce qui se passe à l’autre bout du monde.

Cela élargit aussi le cercle de nos « prochains » que nous devons « aimer comme nous-mêmes » (Lv 19.18 ; Mt 19.19)

Nous ne pouvons, malheureusement, pas venir en aide à tous « les pauvres », ni même à tous nos « frères » dans le besoin. Mais nous ne sommes pas seuls. Ajoutons nos efforts et nos dons à ceux des autres. « Ouvrons généreusement la main » comme Dieu l’a fait pour nous et notre pays.

Et ne pensons pas seulement à ceux pour lesquels on fait – à juste titre, il est vrai – tant de publicité dans les médias. N’oublions pas nos autres « frères » dans la foi, « indigents » également (c.à.d. qui sont « en manque ») et qui souffrent en silence (en Afrique Noire, par exemple) sans que les médias ne s’en émeuvent et d’où nous viennent des appels à l’aide désespérés.

Mot d'ordre pour l'année 2010


« Que votre cœur ne se trouble pas !
Croyez en Dieu, croyez aussi en moi ! »
 (Za 9.9)

C’est là le mot d’ordre pour l’année 2010. Son début rappelle la salutation de l’ange aux Bergers dans la nuit de Bethléhem : « N’ayez pas peur ! » (Lc 2.10) Comme là-bas, cette salutation pour apaiser est suivie d’un discours qui réunit une annonce, une promesse et une invitation, même si ce n’est pas dans le même ordre.

Grâce à la « naissance, dans la ville de David, du Sauveur qui est Christ le Seigneur, » la peur fait place à « une grande joie » (Lc 2.11) : enfin l’annonce séculaire du Messie Sauveur se réalise ! Dieu tient parole. On peut lui faire confiance même quand tenir parole lui coûte ce qu’il a de plus cher.

Aussi, dit Jésus : « Croyez en Dieu » qui est un Dieu de parole !

« Croyez aussi en moi » qui, à partir de la crèche, ai mis résolument le cap sur la croix où j’ai remporté pour vous la victoire que vous attendiez tant !

Dans la nouvelle année qu’il ouvre devant nous, ayons confiance en lui, ayons foi en lui, pour nous-mêmes et les nôtres, mais aussi pour notre paroisse, sa mission et ses activités.

On parle de crise : pourrons-nous boucler notre budget 2010 ? Mais le monde est en crise depuis la chute dans le péché ! Cela n’a pas empêché Dieu de bénir les siens, de s’occuper d’eux et d’amener l’Eglise dans pratiquement « toutes les nations » (Mt 28.19).

Alors, « sur sa Parole » (Lc 5.5), avec ses promesses, allons-y avec confiance !

Mot d'ordre de novembre 2009


« Si nous croyons
que Jésus est mort et qu’il est ressuscité,
nous croyons aussi
que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. » (1 Th 4.14)

Comment cela ? La mort et la résurrection de Jésus, n’est-ce pas une chose, les nôtres une autre ? – Certainement ! Mais il y a un lien entre les deux, un lien fort, un lien qui ne rompt pas : notre foi.

« Croire que Jésus est mort et ressuscité, » c’est d’abord savoir pourquoi il est mort est ressuscité : pour expier mes péchés, m’arracher à la damnation éternelle et me réconcilier avec Dieu ; c’est ensuite l’admettre, et c’est surtout se confier dans sa mort et sa résurrection et dans ce qu’elles m’ont procuré.
« Si nous croyons, » si nous nous réfugions dans la foi auprès de Jésus mort et ressuscité pour nous, évidemment que nous avons aussi cette confiance qu&